Quand j’aurai perdu 5 kilos, je le ferai » : le piège de l’attente

Femme mesurant son tour de taille avec un mètre ruban

« Quand j’aurai perdu cinq kilos, je pourrai enfin m’habiller comme j’en ai envie. » Cette phrase, je l’entends revenir sans cesse lors de mes appels découverte. Pourtant, celles qui attendent le poids idéal attendent presque toujours plus longtemps que prévu, car ces quelques kilos ne sont souvent qu’un prétexte pour ne jamais trancher. Et si vous commenciez à vous habiller dès maintenant, sans attendre d’avoir maigri ?

« Quand j’aurai… » : la condition qui recule toujours

Une petite phrase suffit parfois à repousser ce qui nous tient pourtant à cœur depuis longtemps. Le problème, c’est que le « bon moment » se transforme en une nouvelle excuse. 

La condition n’est jamais la dernière

Une fois l’objectif approché, une nouvelle condition apparaît. Cinq kilos deviennent trois, puis ce sera après les vacances de fin d’année, à la rentrée, ou lorsqu’il y aura davantage de temps. Personne ne vient jamais annoncer que le moment est arrivé. Le poids n’est qu’une version du fameux « quand j’aurai » : quand j’aurai du temps, quand ce sera le bon moment, quand la période sera plus calme.

Le véritable sujet n’est pas le chiffre sur la balance, c’est une décision reportée qui se renouvelle à chaque étape. Pendant ce temps, la vie continue : les rendez-vous, les événements, les moments à vivre sont là, aujourd’hui.  Alors pourquoi attendre une version hypothétique de vous-même pour vous autoriser à vous habiller comme vous en avez envie ? 

Un corps qui a changé n’est pas un corps négligé

Les femmes que j’accompagne ont vu leur corps évoluer après une maladie, la ménopause, l’arrêt du sport ou simplement avec les années. Dans aucun de ces cas il n’est question de laisser-aller. Se reprocher ces kilos, c’est se reprocher d’avoir vécu quelque chose.

En plus, nous recevons des messages contradictoires : d’un côté, on nous pousse à modifier notre corps à coups de régimes miracles pour correspondre à une certaine image ; de l’autre, on nous invite à nous accepter telles que nous sommes au nom du body positive. Je ne me reconnais dans aucun de ces discours, car si vous attendez de retrouver celle que vous étiez avant, vous risquez d’attendre longtemps. Votre corps d’aujourd’hui n’est pas celui d’il y a dix ans. La vraie question est plutôt : comment recommencer à vous habiller avec celui que vous avez aujourd’hui ?

Bien s’habiller ne demande pas le corps que vous attendez

Faut-il d’abord avoir changé de corps pour enfin bien s’habiller ? C’est une idée tellement ancrée qu’on finit par ne plus la questionner.

« Avec dix kilos de plus, je ne peux pas être bien habillée » : ce que cette phrase suppose

Elle repose sur un raccourci : le discours mode traite « avoir du style » et « mettre son corps en valeur » comme une seule et même chose. Il faudrait donc une silhouette à souligner avant d’avoir droit au reste.

Des années de boutique avec une clientèle internationale m’ont montré l’inverse. Au Japon, les femmes ne portent jamais quelque chose près du corps, elles ne valorisent pas leur corps, et elles peuvent être très stylées. Valoriser son corps est un choix. Être stylée sans le valoriser en est un autre. Les deux se séparent, et la condition « d’abord perdre cinq kilos » ne repose alors sur rien de technique.

Si le vêtement doit d’abord servir à valoriser une silhouette, il devient logique d’attendre qu’elle corresponde à vos attentes. Dès que les deux se séparent, la condition perd sa force.

Votre silhouette n’est pas un problème à résoudre

C’est aussi pour cette raison que je défends aujourd’hui une approche différente de la silhouette. Votre corps n’est pas un problème à résoudre ni une erreur à corriger. Le rôle du style n’est pas de dissimuler, mais d’équilibrer votre silhouette. Il s’agit de créer une tenue dans laquelle les proportions, les matières, les couleurs et les volumes fonctionnent ensemble, sans chercher à faire disparaître ce que vous n’aimez pas.

Il y a une nuance énorme entre « je porte du noir pour paraître plus mince » et « je choisis cette coupe parce qu’elle me met en valeur et me donne confiance ». Ce n’est pas la même énergie. Dans le premier cas, vous cherchez à corriger votre image. Dans le second, vous cherchez à construire une image qui vous ressemble. C’est là que le « quand j’aurai perdu cinq kilos » perd son pouvoir. Vous pouvez dès aujourd’hui choisir vos vêtements pour ce qu’ils vous apportent, plutôt que pour ce qu’ils sont censés dissimuler.

Par où commencer, avec le corps d’aujourd’hui  

Il ne s’agit pas de refaire toute une garde-robe ni de se convaincre d’aimer chaque centimètre de son corps, mais de commencer par ce que qui peut changer maintenant.

Commencez par le « packaging », pas par le corps

C’est le mot que j’utilise pour désigner tout ce que l’on met sur le corps : les vêtements, les coupes, les couleurs, l’allure générale. L’ordre habituel voudrait qu’on change le corps d’abord et le reste ensuite. Je propose l’inverse : on améliore le packaging maintenant, et c’est ce mouvement qui fait bouger la confiance.

Cette inversion ne vient pas de la mode. Lorsque j’étais infirmière en réanimation cardiaque à Monaco, les patientes qui continuaient à prendre soin de leur apparence semblaient mieux vivre leur situation. L’extérieur est un reflet de ce qui se passe à l’intérieur : ce sont des vases communicants.

La belle pièce se porte cette semaine

Les femmes dont on remarque le style ne gardent pas leur plus belle pièce pour une occasion exceptionnelle. Elles la portent. La robe conservée « pour quand ce sera le bon moment » risque, elle, de rester des années dans le placard. Exactement comme la garde-robe qu’on attend d’avoir méritée.

Trois questions qui ne parlent ni de poids ni de taille

Avant d’acheter une pièce, je vous conseille de vous poser trois questions :

  • Est-ce que je l’achèterai au prix fort ? Si la réponse est non, reposez-le.
  • Est-ce que ça correspond à ma colorimétrie ? Une belle pièce dans une teinte qui ne vous met pas en valeur peut vous donner mauvaise mine.
  • Est-ce que j’ai déjà quelque chose qui va avec ? Une jolie pièce isolée ne suffit pas à créer une tenue.

Aucune de ces trois questions ne parle de poids ni de taille. Elles donnent un critère de décision qui fonctionne avec le corps d’aujourd’hui, et répondent au fameux « je ne vais pas acheter des vêtements dans cette taille ».

Votre image n’a pas à rester celle d’il y a dix ans

J’ai accompagné une femme que personne ne pourrait soupçonner de laisser-aller : ancienne marathonienne, très investie dans sa vie professionnelle. Son corps a changé après une épreuve de santé et elle ne se reconnaît plus dans le miroir.

Elle attendait, elle aussi, de retrouver celle qu’elle avait été. Mais votre image ne peut pas rester identique à celle d’il y a dix ans. Elle peut évoluer, s’affirmer, et même devenir meilleure. Le véritable objectif n’est peut-être pas de redevenir celle que vous étiez, mais de découvrir celle que vous pouvez être aujourd’hui.

À lire : Quel est le lien entre l’image et la performance professionnelle?

Attendre de perdre du poids pour prendre soin de son image, c’est parfois remettre sa vie entre parenthèses. Votre garde-robe n’a pas besoin d’attendre une nouvelle version de vous. Vous souhaitez retrouver une image qui vous ressemble aujourd’hui ? Réservez votre appel découverte gratuit. 

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Vous pouvez m’écrire en remplissant ce formulaire, ou prendre directement rdv sur mon calendrier en ligne pour un appel de découverte gratuit.

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